‘Rapports’

Communiqué – Selon un nouveau rapport, la flotte des F- 35 pourrait coûter 126 G$

Communiqué
Pour publication immédiate
29 avril 2014

 
Selon un nouveau rapport, la flotte des F- 35 pourrait coûter 126 G$

 
OTTAWA — L’Institut Rideau et le Centre canadien des politiques alternatives viennent de publier un rapport sur le coût des F-35.

 
“The Plane That Ate the Canadian Military” (L’avion qui a mangé les Forces canadiennes) est le fruit du travail de Michael Byers, professeur de sciences politiques à l’Université de la Colombie-Britannique.

 
Le coût des F-35 a d’abord fait les manchettes en juillet 2010 quand le gouvernement Harper a annoncé qu’il achèterait 65 appareils pour 9 milliards de $, avec des coûts de maintenance de 7 G$, pour des déboursés totaux de 16 G$. Suite à des rapports extrêmement critiques du Directeur parlementaire du budget en 2011 et du Vérificateur général en 2012, le gouvernement Harper envisage maintenant des coûts totaux de 45,69 G$.

 
Dans ce nouveau rapport, le professeur Byers explique que même cette projection de 45,69 G$ est insuffisante, puisqu’elle est basée sur les coûts d’exploitation des CF-18 plutôt que sur les vrais coûts d’exploitation des F-35.

 
 
Les 45,69 G$ n’incluent pas non plus un certain nombre d’autres coûts réels, comme l’addition de parachutes de freinage et les modifications à la flotte d’appareils de ravitaillement en vol.

 
 

Une fois intégrés les coûts réels d’exploitation et ces coûts additionnels, la facture totale du projet monte à 56,674 G$ — soit 11 milliards de plus que le coût actuellement reconnu par le gouvernement Harper.

 
Dans la deuxième moitié de son rapport, le professeur Byers explique que le gouvernement Harper a aussi ignoré d’importants « coûts de risques et d’incertitude » associés à une flotte de F-35 — risques qui sont amplifiés par le fait que l’appareil est encore en développement et par les coûts anormalement élevés d’exploitation et de maintien en puissance de cet avion.

 
Une fois intégrés les coûts réels et les « coûts de risques et d’incertitude », une flotte de F 35 pourrait coûter 126 G$ — soit 81 G$ de plus que le coût actuellement admis par le gouvernement.

 
Pour citer le professeur Byers : « Des coûts imprévus additionnels de 81 milliards de $ pourraient détruire les Forces armées canadiennes, qui seraient obligées d’absorber la majeure partie de ces dépassements en réduisant leurs dépenses pour d’autres équipements, la maintenance, les infrastructures, les salaires et la formation. »

 
Même de légères variations dans les taux de change, les taux d’intérêt ou le prix du carburant-aviation pourraient entraîner des coûts non budgétés de dizaines de milliards de $.

 
« Une analyse attentive des coûts du cycle de vie soulève de graves questions relativement à la sagesse et à la faisabilité financière de l’acquisition des F-35, de même qu’à l’incurie du gouvernement Harper face à des risques financiers considérables. »

 
 

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“The Plane That Ate the Canadian Military” (L’avion qui a mangé les Forces canadiennes) est disponible sur le site Internet de l’Institut Rideau. 
 

Pour plus d’information, veuillez contacter :

 

Professeur Michael Byers, Université de la Colombie-Britannique
cel. 1-250-526-3001 cour. michael.byers@ubc.ca 

N.B. M. Byers est à Ottawa ce matin – 29 avril – et à Toronto cet après-midi. 

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Un rapport réclame que le gouvernement considère un avion de recherche et sauvetage construit au Canada

Communiqué
Pour publication immédiate
19 juin 2012

OTTAWA — Un nouveau rapport, publié par l’Institut Rideau et le Centre canadien de politiques alternatives, appelle le gouvernement à remplacer la flotte existante d’appareils à voilure fixe de recherche et sauvetage en temps opportun et de manière objective, et propose que l’on considère un certain nombre d’appareils construits au Canada pour répondre à nos besoins, particulièrement sur la côte Ouest.

“Search and Replace: The Case for a Made-in-Canada Fixed-Wing Search and Rescue Fleet” (Recherche et sauvetage: argumentaire pour une flotte d’appareils à voilure fixe construits au Canada) résulte du travail des chercheurs Michael Byers, professeur de sciences politiques à l’Université de Colombie-Britannique et Stewart Webb, associé en recherche au Salt Spring Forum. Il fait suite à une annonce récente selon laquelle le Conseil du Trésor a accordé son « approbation de phase un » à un budget de 3,8 G$ pour de nouveaux avions de recherche et sauvetage.

Les caractéristiques exigées pour les nouveaux appareils pourraient être développées au cours de l’été et finalisées à l’automne.

« Il est important d’attirer l’attention des médias et que le débat public commence dès maintenant, de façon que le devis des exigences n’exclue pas des avions construits au Canada qui ont fait leurs preuves, sont de prix abordable et rapidement disponibles », dit l’auteur Michael Byers.

Les auteurs formulent trois recommandations à l’intention du gouvernement, au moment où il s’apprête à aborder le dossier des avions de sauvetage :

– Le gouvernement devrait clairement articuler un Énoncé des besoins opérationnels (ÉBO) pour les avions de sauvetage à voilure fixe qui reconnaisse les exigences uniques de la côte Ouest du Canada et le besoin d’une flotte mixte.

– Le gouvernement devrait s’assurer que l’ÉBO n’exclue pas de la compétition des appareils construits au Canada.

– Le gouvernement devrait mener un appel d’offres compétitif transparent qui assurera aux Forces canadiennes un appareil de recherche et sauvetage efficace, tout en offrant aux Canadiens la meilleure valeur en termes de coût, de performance et d’emplois.

Par-dessus tout, les auteurs souhaitent voir un processus d’acquisition transparent et ouvert. L’Énoncé des besoins opérationnels, qui définit les exigences de performance attendues des appareils, n’a jamais été rendu public.

« Ce manque de transparence constitue un frein pour l’étude détaillée par les médias, pour le débat public et pour l’analyse et la reddition de compte du gouvernement », dit Stewart Webb. « Nous voulons éviter un autre fiasco de fournitures gouvernementales similaire à celui du F-35. »

Télécharger le rapport.

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Pour information :

Steven Staples, président, Institut Rideau

bur. 613-565-9449 cel. 613-290-2695 cour. sstaples@rideauinstitute.ca

 

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Quand le Canada exporte le mal : La vente de l’amiante dans les pays en développement

Quand le Canada exporte le mal : La vente de l’amiante dans les pays en développement

Par Kathleen Ruff

Octobre 2008

La plupart des Canadiens ignorent le rôle du Canada dans la promotion de la vente de l’amiante chrysotile (seule forme d’amiante encore vendu aujourd’hui) dans les pays en développement.

Chaque organisme scientifique indépendant dans le monde – dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation internationale du travail (OIT) et la Société canadienne du cancer – a demandé que l’amiante chrysotile soit interdit parce qu’il est reconnu cancérogène et qu’il n’y a aucune façon sécuritaire de l’utiliser.

L’amiante chrysotile est interdit par la plupart des pays industrialisés. Mais l’industrie de l’amiante ne se laisse pas décourager par la preuve scientifique du tort qu’il cause à la santé humaine. Elle poursuit avec l’aide du fédéral la même stratégie que l’industrie du tabac, et avec combativité elle vend son amiante aux pays en développement.

Voici les tactiques douteuses qu’utilise le gouvernement canadien pour promouvoir la vente de l’amiante canadien :

  • Donner des millions de dollars de fonds publics à l’Institut Chrysotile pour promouvoir la vente de l’amiante dans les pays en développement;
  • Diffuser de la mésinformation sur les dangers de l’amiante de façon à « fabriquer l’incertitude »;
  • Empêcher que les gens qui manipulent l’amiante canadien soient avertis de ses dangers;
  • Recourir à l’intimidation, aux menaces commerciales et à l’interférence politique dans les affaires des autres pays afin d’empêcher l’interdiction de l’amiante ou sa réglementation;
  • Détruire un Plan d’aide stratégique pour les régions du monde à risque, plan visant à nettoyer les débris contaminés par l’amiante à la suite du tsunami meurtrier de 2004 en Asie;
  • Refuser l’aide aux victimes canadiennes exposées à l’amiante;
  • Conclure un accord secret pour exploiter la bonne image du Canada dans le monde en vue d’augmenter les ventes d’amiante; et
  • Tenter à répétition de saboter la Convention de l’ONU, de façon à empêcher que les pays en développement soient informés des dangers de l’amiante chrysotile.

Nous, Canadiens, voulons que notre gouvernement soit une force agissante pour le bien dans le monde. Mais quand il est question d’amiante, comme pays nous faisons le contraire. Nous faisons du mal dans le monde.

Il est temps de cesser d’exporter le mal. Il est temps de cesser de vendre l’amiante canadien.

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Un plan de haut vol pour relancer le potentiel aérospatial du Canada

PRINCIPALES CONCLUSIONS :

• Le secteur aérospatial demande 1,53 milliard $ de nouveau financement en cinq ans pour relancer le potentiel aérospatial du Canada.

• Le financement du secteur aérospatial en pourcentage de son PIB place le Canada en avant-dernière place du G8, atteignant moins de la moitié de la moyenne du G8.

• Le budget de l’Agence spatiale canadienne, qui atteint environ 300 millions $ par année, est resté pratiquement inchangé depuis 2001, alors que les manques à gagner et les délais ont entraîné la croissance d’un budget « fantôme » et risquent d’éroder les anciens programmes.

• Après avoir vu passer trois présidents en seulement trois ans, l’ASC a besoin de leadership.

Un plan de haut vol pour relancer le potentiel aérospatial du Canada, rédigé par David Macdonald pour les Travailleurs canadiens de l’automobile et l’Institut Rideau

Le 4 juin, 2008

Un plan de haut vol pour relancer le potentiel aérospatial du Canada
Rédigé par David Macdonald pour les Travailleurs canadiens de l’automobile et l’Institut Rideau
Le 4 juin, 2008
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Séminaire d’experts sur la restitution de leadership Canadiene sur le désarmement nucléaire

Séminaire d’experts sur la restitution de leadership Canadiene sur le désarmement nucléaire

Le 9 avril, 2008

Le Canada doit reprendre son rôle de leader en vue de l’élimination des armes nucléaires, un rôle qui a été mis en doute sous le gouvernement Harper. Telle est la principale conclusion des commanditaires du séminaire qui regroupait 20 spécialistes du désarmement, les 3 et 4 février dernier, à Ottawa.

Six groupes importants commanditaient le séminaire : le Middle Powers Initiative, le Canadian Network to Abolish Nuclear Weapons, l’Institut Rideau, la Simons Foundation, le Canadian Pugwash Group et les Médecins pour la survie mondiale. Tous ont souscrit à la présente déclaration.

Les spécialistes ont examiné le nouveau rapport de Canada World’s Poll, commandité en grande partie par la Simons Foundation, selon lequel 88 pour cent des Canadiens pensent que le monde est plus en danger à cause des armes nucléaires; ils appuieraient donc une entente exécutoire déterminant l’élimination des armes nucléaires.

Ils se sont attardés en particulier à l’incohérence et aux contradictions du Canada. D’une part, ce dernier appuie « l’engagement sans équivoque » pour l’élimination totale des armes nucléaires, exigée par le Traité de non-prolifération (TNP), mais d’autre part il maintient son allégeance envers l’OTAN dont les politiques affirment que les armes nucléaires sont « essentielles ».

Durant le séminaire, on s’est dit inquiet que les politiques de l’OTAN favorables au maintien des armes nucléaires ne sapent le désarmement nucléaire rendulégalement obligatoire par le TNP. Sur son site Web, le gouvernement affirme que, désormais, sa politique nucléaire doit correspondre aux politiques de l’OTAN, et se demande si le TNP est encore l’instrument sur lequel le Canada doit fonder sa politique de non-prolifération et de désarmement nucléaire. On a fortement incité le Canada à se joindre à la Norvège et à l’Allemagne qui oeuvrent au remaniement des politiques dépassées de l’OTAN, surtout celles énoncées dans le concept stratégique, sur le maintien des armes nucléaires.

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