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Selon un nouveau rapport, le monomoteur F-35 est un mauvais choix pour l’Arctique canadien

Communiqué
Pour publication immédiate
9 juin 2014

 
Selon un nouveau rapport, le monomoteur F-35 est un mauvais choix pour l’Arctique canadien

 
OTTAWA – L’Institut Rideau et le Centre canadien de politiques alternatives publient un nouveau rapport sur le monomoteur F-35.

 
One Dead Pilot est le résultat du travail du professeur de sciences politiques Michel Byers de l’Université de la Colombie Britannique, qui a récemment reçu le Prix Donner, d’un montant de 50 000 $, pour son livre International Law and the Arctic.

 
Ce rapport réagit à l’ouverture continuellement marquée par le gouvernement Harper en faveur du chasseur F-35 pour remplacer la flotte vieillissante des chasseurs CF-18. Tous les autres modèles d’avions à l’étude sont des bimoteurs, à l’exception du F-35.

 
Comme l’explique le professeur Byers, cette différence à des conséquences marquées pour la sécurité, particulièrement pour les pilotes en opération au-dessus de l’Arctique canadien et de vastes étendues maritimes : « La décision d’acheter un chasseur monomoteur résultera presque inévitablement en la perte inutile de la vie de pilotes canadiens.»

 
 
Il y a 35 ans, les deux moteurs du CF-18 ont constitué un facteur dans la décision de choisir cet appareil de préférence au monomoteur F-16.

 
 

Aujourd’hui, le gouvernement Harper soutient que des améliorations dans la fiabilité des moteurs signifient qu’un monomoteur peut être aussi sécuritaire qu’un bimoteur.

 
Le rapport du professeur Byers intègre des statistiques récentes obtenues du Centre de sécurité de la U.S. Air Force, qui démentent cette affirmation. Le nombre d’accidents entraînant la perte d’un pilote et/ou d’un avion demeure significativement plus élevé pour les chasseurs monomoteurs que pour les bimoteurs.

 
Toujours selon le rapport, les risques associés à un monomoteur sont multipliés du fait de la géographie canadienne — l’immensité de l’Arctique et les plus longues côtes maritimes du monde — de même que d’un système de recherche et de sauvetage quasiment détruit. Comme l’explique le professeur Byers, « Un pilote forcé de s’éjecter dans l’Arctique après la perte de son moteur pourrait n’avoir que quelques heures de survie devant lui. »

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One Dead Pilotest disponible sur le site Internet de l’Institut Rideau. 
 

Pour plus d’information, veuillez contacter :

 

Professeur Michael Byers, Université de la Colombie-Britannique
cel. 1-250-526-3001 courriel. michael.byers@ubc.ca

N.B. M. Byers est à Ottawa du 9 au 11 juin.

 
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Un rapport conclut que l’avenir du programme canadien des sous-marins est compromis

Communiqué
Publication immédiate
11 juin 2013

OTTAWA – L’Institut Rideau et le Centre canadien de politiques alternatives viennent de publier un rapport sur l’avenir du programme canadien des sous-marins.

« That Sinking Feeling: Canada’s Submarine Program Springs a Leak » (Naufrage appréhendé : le programme canadien des sous-marins prend l’eau) est le fruit des travaux du professeur de sciences politiques Michael Byers et de l’analyste de défense Stewart Webb (chercheur invité à l’Institut Rideau et associé de recherche au Centre canadien de politiques alternatives).

Le Canada a acheté sa flotte de sous-marins de classe Victoria, de seconde main, du Royaume-Uni, en 1988, à un coût considérablement réduit. Malheureusement, les quatre submersibles ont été affligés de problèmes mécaniques depuis leur acquisition et ont passé la majeure partie de leur vie utile en radoub et en réparation.

La Marine royale canadienne projette que ces sous-marins atteindront la fin de leur cycle de vie vers 2030. La menace de graves problèmes mécaniques laisse prévoir que les navires pourraient être envoyés à la ferraille avant cette date.

Par contre, le remplacement des sous-marins de la classe Victoria n’est pas inclus dans la Stratégie nationale d’approvisionnement en matière de construction navale — qui établit un échéancier de construction jusqu’en 2041. Cette omission soulève d’importantes questions à l’égard des intentions du gouvernement pour l’avenir du programme canadien des sous-marins.

Le rapport émet trois hypothèses pour expliquer pourquoi la Stratégie nationale d’approvisionnement en matière de construction navale a omis les sous-marins :

• On a pris la décision d’acquérir de nouveaux sous-marins pour remplacer la classe Victoria, et cette décision est gardée secrète pour l’instant;

• On a pris la décision de mettre fin au programme canadien des sous-marins à la fin de la vie utile de la classe Victoria et cette décision est gardée secrète pour l’instant;

• Le gouvernement Harper gère mal le programme des sous-marins et manque à son obligation d’en planifier l’avenir ou d’assurer la transition vers d’autres plateformes ou technologies.

 

Pour plus d’information, veuillez contacter :

Professor Michael Byers, University of British Columbia

cel. 1-250-526-3001 cour. michael.byers@ubc.ca (Note : M. Byers est à Ottawa aujourd’hui, 11 juin)
Stewart Webb, chercheur invité, Institut Rideau

bur. 613-565-9449 ext 26 cel. 613-914-1534 cour. stewart.tristan.webb@gmail.com

 

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Experts médicaux et victimes de l’amiante s’opposent à un projet de mine

Pour publication immédiate
26 septembre 2011

Experts médicaux et victimes de l’amiante s’opposent à un projet de mine

Baljit Singh Chadha, commerçant en amiante, a lancé aujourd’hui une campagne pour réunir du soutien à son projet d’ouvrir une mine d’amiante souterraine à Asbestos au Québec.

Le projet de M. Chadha a été condamné par les directeurs de la santé publique du Québec, par l’Association médicale canadienne, l’Association pour la santé publique du Québec, de même que par la Société canadienne du cancer et d’autres. Ils affirment qu’il est impossible d’utiliser l’amiante chrysotile de manière sécuritaire et que la mine proposée fera augmenter le nombre de décès associés à l’amiante.

À Ottawa aujourd’hui, d’autres voix se sont élevées contre le projet de M. Chadha.

« Quelles que soient ses prétentions, M. Chadha ignore l’opinion des experts médicaux dans la poursuite de son profit personnel », a déclaré Steven Staples, président de l’Institut Rideau, après avoir rencontré M. Chadha à Ottawa aujourd’hui.

« Tout comme l’industrie du tabac, l’industrie de l’amiante nie les preuves scientifiques évidentes et essaie de semer le doute, » dit Kathleen Ruff, conseillère principale sur la question des droits humains à l’Institut Rideau, qui a participé par téléphone à la rencontre avec M. Chadha. « Il est scandaleux que M. Chadha, une éminente personnalité de la communauté indo-canadienne, fasse la promotion d’une telle désinformation. En investissant et en favorisant l’exportation de ce produit reconnu comme cancérigène, afin qu’il soit installé dans des écoles et des maisons en Inde, il déshonore sa propre réputation et celle du Canada. » Mme Ruff a reçu le Prix national 2011 de héros de la santé publique de l’ACSP pour avoir exposé au grand jour la propagande mensongère de l’industrie de l’amiante.

Selon le Registre québécois des lobbyistes, M. Chadha a fait des représentations auprès du gouvernement Charest pour obtenir une garantie de prêt de 58 M$ pour son projet de mine d’amiante. Aujourd’hui, accompagné de son conseiller en relations publiques, il poursuit son lobbying à Ottawa.

Le gouvernement du Québec a consenti à donner à M. Chadha la garantie de prêt de 58 M$, en lui imposant la date limite du 1er juillet 2011 pour se procurer les 25 M$ de financement qui lui étaient nécessaires. M. Chadha a échoué et a demandé un report de l’échéance au 15 août 2011. Il a alors demandé un nouveau report au 1er octobre. Le gouvernement a consenti à toutes ses demandes.

Le Parti Québécois, dans l’opposition, s’est dit préoccupé du fait que M. Chadha a contribué au financement du gouvernement Charest, et qu’il est un ami personnel du premier ministre Charest.

En plus de cet appui financier du gouvernement Charest, l’Institut Chrysotile, qui est le lobby enregistré au Québec pour représenter l’industrie de l’amiante, a reçu plus d’un million de dollars du gouvernement Harper au cours des six dernières années. Il a aussi reçu des fonds du gouvernement québécois.

Le 1er octobre est clairement une date importante pour les investisseurs qui cherchent à tirer profit de la mise en marché de l’amiante. Mais c’est aussi une date importante pour de nombreuses victimes de l’amiante qui cherchent à prévenir de nouveaux décès dus à la fibre minérale.

Stacy Cattran et sa sœur Leah Nielsen, dont le père est mort à cause de l’amiante, ont organisé une marche qui aura lieu à Sarnia en Ontario le 1er octobre, pour commémorer les victimes de l’amiante et réclamer la fin des exportations canadiennes du minerai. Des victimes de la région de Sarnia, où la mortalité liée à l’amiante a été élevée, et d’autres régions du Canada participeront à la marche.

Stacy Cattran conclut: « Nous allons gagner ce combat parce que nous sommes motivées par l’amour et par la perte de membres de notre famille, et par ce qui est juste, plutôt que par l’appât du gain. »

INFORMATION :

Kathleen Ruff (250) 847-1848; kruff@bulkley.net

Stacy Cattran (519) 341-3642; scattran@gmail.com

 

 

 

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Selon un expert en sécurité, la déclaration sur le périmètre de sécurité menace la vie privée des Canadiens

Communiqué
Pour publication immédiate
15 septembre 2011

OTTAWA — L’Institut Rideau a publié un nouveau rapport qui critique la Déclaration canado-américaine récente portant sur une Vision commune du périmètre de sécurité.

Le rapport intitulé Shared Vision or Myopia: The Politics of Perimeter Security and Economic Competitiveness (« Vision commune ou myopie commune : la politique du périmètre de sécurité et de la compétitivité économique ») est le fruit du travail de Gar Pardy, ancien haut fonctionnaire aux Affaires étrangères et agent de liaison avec la CIA, qui examine la menace posée à la protection des renseignements personnels des Canadiens par cette nouvelle initiative.

« L’approche de la Vision Commune est la dernière d’une série d’initiatives bilatérales qui tentent, depuis 2001, d’accommoder la paranoïa sécuritaire des Américains afin d’alléger les restrictions au commerce transfrontalier, » dit Gar Pardy. « Mais elle ne tient pas compte du fait que la politique américaine reste fondamentalement centrée sur la mentalité de la Forteresse America. »

Les recommandations du rapport portent entre autres sur ces priorités :

1. Autoriser les Commissaires à la protection de la vie privée à étudier tous les nouveaux accords avec les États-Unis qui ont une incidence sur les droits des Canadiens à la protection des renseignements personnels, puis à superviser la mise en œuvre de tels accords et à faire rapport annuellement au Parlement des résultats de leurs études et supervisions.

2. Conformément aux recommandations de la Commission Arar, créer un organisme unique pour superviser toutes les organisations canadiennes de police et de sûreté engagées dans le transfert d’information entre le Canada et les États-Unis. Mandater cet organisme pour accueillir, faire enquête et rendre publics ses rapports sur toute plainte associée à la fourniture d’information aux autorités américaines.

3. Négocier un traité séparé sur la protection des renseignements personnels qui sont relayés aux États-Unis pour des motifs de sécurité nationale, ce qui protègerait de tels renseignements s’ils tombaient hors du cadre de l’actuel accord bilatéral entre le Canada et les États-Unis.

« Ce rapport appelle clairement une meilleure supervision publique de l’entente proposée de sécurité du périmètre entre le premier ministre Harper et le président Obama, » a déclaré Steven Staples, président de l’Institut Rideau.

L’Institut Rideau est un groupe indépendant, sans but lucratif et non partisan de recherche, de revendication et de consultation basé à Ottawa.

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Le rapport « Shared Vision or Myopia: The Politics of Perimeter Security and Economic Competitiveness » est disponible ici. (en anglais seulement)

 

Pour plus d’information :

Steven Staples, président Bur. 613 565-9449 Cel. 613-290-2695 Cour. sstaples@rideauinstitute.ca

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Le coût du 11 septembre 2001 et la création d’un complexe de sécurité nationale au Canada

Communiqué
Pour diffusion immédiate
7 septembre 2011

OTTAWA – L’Institut Rideau a publié un nouveau rapport qui compile, pour la première fois, les sommes additionnelles dépensées au chapitre de la sécurité nationale depuis les attaques terroristes du 11 septembre 2001.

Le rapport intitulé The Cost of 9/11: Tracking the Creation of a National Security Establishment est signé par l’économiste David Macdonald et examine l’augmentation des dépenses du gouvernement fédéral pour les ministères de la Défense nationale, des Affaires extérieures, de la Sécurité publique et pour les autres agences associées, par rapport au niveau d’avant le 11 septembre.

« Dix ans après le 11 septembre, il est temps de réévaluer si nous devons maintenir un niveau élevé de dépenses de sécurité nationale, » demande Steven Staples, président de l’Institut Rideau. « Le gouvernement a créé au Canada un équivalent du National Security Establishment des États-Unis, un complexe de sécurité nationale. »

Parmi les principaux faits révélés par le rapport, mentionnons :

  • Depuis 2000-01, l’année précédant les attaques terroristes du 11 septembre, le Canada a consacré 92 milliards de $ (92 G$) de plus (69 milliards en dollars constants) aux dépenses de sécurité nationale en sus des montants qui auraient été dépensés si les budgets étaient demeurés au même niveau qu’avant 2001.
  • Pour l’année financière courante 2011-12, le Canada dépensera 34 G$ au chapitre de la sécurité nationale, ce qui représente 17 G$ (13 milliards en dollars constants) de plus que les montants qui auraient été dépensés si les budgets étaient demeurés au même niveau qu’avant le 11 septembre. Il s’agit d’une augmentation de 105 % (+ 60 % en dollars constants).
  • Les dépenses militaires ont quasiment doublé (augmentation de 90 %) depuis le 11 septembre 2001 (+ 45 % en dollars constants) et le ministère de la Défense nationale est de loin celui qui reçoit la plus large part des dépenses de sécurité nationale, soit plus de 21 G$ pour la présente année financière.
  • Les programmes de Sûreté et de Sécurité publique ont vu leurs dépenses presque doublées, de 3 milliards à presque 9 milliards annuellement (de 3,9 à 8,7 G$ en dollars constants), soit une augmentation de 186 % depuis le 11 septembre 2001 (+123 % en dollars constants).

L’auteur David Macdonald espère que le rapport déclenchera un débat sur les futures dépenses du Canada. « Alors que la principale menace qui pèse sur notre sécurité nationale semble provenir bien plus de l’économie mondiale que du terrorisme international, devrions-nous consacrer un autre 92 milliards de dollars ou plus, pour la décennie à venir, à entretenir un complexe national de sécurité? » demande Macdonald.

L’Institut Rideau est un groupe indépendant, sans but lucratif et non partisan de recherche, de revendication et de consultation basé à Ottawa.

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Téléchargez le rapport (en anglais seulement)

Pour plus d’information : Steven Staples, président

Bur. 613 565-9449 | Cel. 613-290-2695 | Cour. sstaples@rideauinstitute.ca

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