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Une ancienne ambassadrice de l’ONU pour le désarmement présidera l’Institut Rideau

Communiqué

pour publication immédiate

le 26 juin 2014

 

Une ancienne ambassadrice de l’ONU pour le désarmement présidera l’Institut Rideau

 

(Ottawa) Le Conseil d’administration de l’Institut Rideau sur les affaires internationales est fier d’annoncer que Mme Peggy Mason, ancienne ambassadrice du Canada pour le désarmement auprès de l’ONU, est la nouvelle présidente de l’organisme. Mme Mason a été élue présidente lors d’une réunion du Conseil tenue le 18 juin

Elle succède à M. Steven Staples, qui a tenu ce rôle depuis qu’il a fondé l’organisme de recherche et de revendication en 2006. Celui-ci continuera à siéger au conseil et pilotera des initiatives de financement et de mobilisation.

Peggy Mason est une experte de l’ONU, du désarmement, de la résolution de conflits, et de l’OTAN. En tant qu’ambassadrice du Canada pour le désarmement, elle a travaillé avec le ministre des Affaires extérieures Joe Clark, a représenté le Canada à des forums de l’ONU sur le désarmement à New York et a dirigé la délégation canadienne aux sessions d’études du traité sur le désarmement en rapport avec le Traité de non-prolifération nucléaire, de même qu’avec la Convention sur l’interdiction des armes biologiques.

Membre du conseil consultatif du secrétaire général de l’ONU sur le désarmement pendant six ans, elle a présidé les études d’experts de l’ONU sur le désarmement en Irak et sur la réglementation des armes légères et de petit calibre.

Depuis 1996, Peggy Mason s’est intéressée de plus en plus à la consolidation de la paix après les conflits et au rôle des forces militaires dans le soutien à un processus de paix intégral. Mme Mason travaille avec plusieurs organismes et initiatives de la société civile, y compris à la promotion par la société civile des pourparlers de paix en Afghanistan.

Diplômée et récipiendaire de la médaille d’or de la Faculté de Droit, section Common Law, de l’Université d’Ottawa, Peggy Mason a été accueillie en sa Société honorifique en septembre 2003.

L’Institut Rideau est un groupe indépendant de recherche et de revendication basée à Ottawa. Il s’intéresse en particulier aux enjeux de politique étrangère et de politique de défense.

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Pour plus d’information, veuillez contacter Kathleen Walsh, coordonnatrice, au 613-565-9449 poste 21.

 

Biographie de Peggy Mason

La carrière de Peggy Mason témoigne de son expertise diplomatique et spécialisée dans le domaine de la paix et de la sécurité internationales, avec un accent particulier sur les Nations unies où elle a servi comme ambassadrice du Canada pour le désarmement de 1989 à 1995.

Depuis 1996, elle a collaboré à plusieurs aspects de la formation au maintien de la paix à l’ONU, y compris par l’élaboration de principes révolutionnaires devant guider le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des anciens combattants. Elle a également collaboré à la réforme des embargos sur les armes de l’ONU et à l’évolution spectaculaire des activités de maintien de la paix de l’ONU au 21e siècle

En tant que formatrice de carrière, et dans sa capacité à élaborer des exercices, elle apporte aussi la perspective politique et diplomatique de l’ONU dans une variété d’exercices de formation de l’OTAN et de l’Union Européenne pour aider à préparer les chefs militaires à des opérations multidisciplinaires complexes de maintien de la paix et de stabilisation en situation de crise.

En 2000-2001, Mme Mason a agi comme conseillère spéciale du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international sur le contrôle des armes légères et de petit calibre, et a présidé le groupe d’experts gouvernementaux de l’ONU sur la réglementation internationale de ces armements.

De 2002 à 2012, Mme Mason était agrégée supérieure de recherche à l’École Norman Paterson des Affaires internationales de l’Université Carleton, où elle était chargée de conférence et participait à la formation des diplomates iraquiens et koweitiens. Elle y a présidé le Conseil consultatif du Centre canadien pour le respect des traités. Depuis 2004, elle préside le Conseil d’administration de Peacebuild, un réseau d’ONG canadiennes engagées dans tous les aspects de la recherche de la paix.

Diplômée et récipiendaire de la médaille d’or de la Faculté de Droit, section Common Law, de l’Université d’Ottawa, Peggy Mason a été accueillie en sa Société honorifique en septembre 2003.

 

 

 

 

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Communiqué – Selon un nouveau rapport, la flotte des F- 35 pourrait coûter 126 G$

Communiqué
Pour publication immédiate
29 avril 2014

 
Selon un nouveau rapport, la flotte des F- 35 pourrait coûter 126 G$

 
OTTAWA — L’Institut Rideau et le Centre canadien des politiques alternatives viennent de publier un rapport sur le coût des F-35.

 
“The Plane That Ate the Canadian Military” (L’avion qui a mangé les Forces canadiennes) est le fruit du travail de Michael Byers, professeur de sciences politiques à l’Université de la Colombie-Britannique.

 
Le coût des F-35 a d’abord fait les manchettes en juillet 2010 quand le gouvernement Harper a annoncé qu’il achèterait 65 appareils pour 9 milliards de $, avec des coûts de maintenance de 7 G$, pour des déboursés totaux de 16 G$. Suite à des rapports extrêmement critiques du Directeur parlementaire du budget en 2011 et du Vérificateur général en 2012, le gouvernement Harper envisage maintenant des coûts totaux de 45,69 G$.

 
Dans ce nouveau rapport, le professeur Byers explique que même cette projection de 45,69 G$ est insuffisante, puisqu’elle est basée sur les coûts d’exploitation des CF-18 plutôt que sur les vrais coûts d’exploitation des F-35.

 
 
Les 45,69 G$ n’incluent pas non plus un certain nombre d’autres coûts réels, comme l’addition de parachutes de freinage et les modifications à la flotte d’appareils de ravitaillement en vol.

 
 

Une fois intégrés les coûts réels d’exploitation et ces coûts additionnels, la facture totale du projet monte à 56,674 G$ — soit 11 milliards de plus que le coût actuellement reconnu par le gouvernement Harper.

 
Dans la deuxième moitié de son rapport, le professeur Byers explique que le gouvernement Harper a aussi ignoré d’importants « coûts de risques et d’incertitude » associés à une flotte de F-35 — risques qui sont amplifiés par le fait que l’appareil est encore en développement et par les coûts anormalement élevés d’exploitation et de maintien en puissance de cet avion.

 
Une fois intégrés les coûts réels et les « coûts de risques et d’incertitude », une flotte de F 35 pourrait coûter 126 G$ — soit 81 G$ de plus que le coût actuellement admis par le gouvernement.

 
Pour citer le professeur Byers : « Des coûts imprévus additionnels de 81 milliards de $ pourraient détruire les Forces armées canadiennes, qui seraient obligées d’absorber la majeure partie de ces dépassements en réduisant leurs dépenses pour d’autres équipements, la maintenance, les infrastructures, les salaires et la formation. »

 
Même de légères variations dans les taux de change, les taux d’intérêt ou le prix du carburant-aviation pourraient entraîner des coûts non budgétés de dizaines de milliards de $.

 
« Une analyse attentive des coûts du cycle de vie soulève de graves questions relativement à la sagesse et à la faisabilité financière de l’acquisition des F-35, de même qu’à l’incurie du gouvernement Harper face à des risques financiers considérables. »

 
 

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“The Plane That Ate the Canadian Military” (L’avion qui a mangé les Forces canadiennes) est disponible sur le site Internet de l’Institut Rideau. 
 

Pour plus d’information, veuillez contacter :

 

Professeur Michael Byers, Université de la Colombie-Britannique
cel. 1-250-526-3001 cour. michael.byers@ubc.ca 

N.B. M. Byers est à Ottawa ce matin – 29 avril – et à Toronto cet après-midi. 

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Un expert américain en matière de défense met le Canada en garde contre Lockheed Martin et l’industrie de l’armement en général

Communiqué

Publication immédiate

1er octobre 2013

 

Un expert américain en matière de défense met le Canada en garde contre Lockheed Martin et l’industrie de l’armement en général

 

Ottawa — Le Canada devrait être prudent dans ses relations avec l’industrie de l’armement, et en particulier avec la société Lockheed Martin, affirme l’expert américain William Hartung.

Le très puissant fabricant d’armements, créateur du chasseur-bombardier F-35 reçoit chaque année plus de 35 G$ de contrats militaires, de Washington avant tout. La société essaie présentement d’obtenir de nouvelles commandes du gouvernement Harper, en particulier pour le chasseur furtif F-35 et le programme canadien de navires de guerre. Le gouvernement réévalue ses engagements présents d’acquisition d’une flotte de F-35, puisque les coûts du programme ont soulevé une importante controverse.

William D. Hartung est directeur du projet du programme sur les armes et la sécurité au Center for International Policy, et auteur de « Prophets of War: Lockheed Martin and the Making of the Military-Industrial Complex » (Prophètes de la guerre : Lockheed Martin et la construction du complexe militaro-industriel.)

Hartung remarque que, même si des firmes comme Lockheed Martin démarchent les hauts fonctionnaires avec la prétention d’enrichir l’économie canadienne, ils peuvent provoquer l’effet inverse, en accaparant des milliards de dollars d’argent public avec de maigres retombées pour l’économie canadienne.

« Il se peut que Lockheed Martin fasse des promesses séduisantes de création d’emplois au Canada avec des produits comme le F-35, dit Hartung, mais dans les faits, leur objectif prioritaire sera de contenter leur principal client — le département américain de la Défense — en assurant des emplois aux Américains — même si ces emplois sont soutenus par des ventes d’armes au Canada. »

Plutôt que de soutenir une lourde industrie de l’armement au Canada et des entreprises comme Lockheed Martin, ainsi que l’administration Harper a l’intention de faire, Hartung suggère que notre gouvernement devrait donner la priorité à soutenir des efforts de désarmement sur la scène internationale, comme le Traité sur le commerce des armes. Plus de 100 pays, dont plusieurs alliés du Canada, ont signé le Traité sur le commerce des armes. Pourtant, le Canada ne l’a toujours pas fait, alors qu’il avait voté en faveur de son déploiement en avril 2013.

« La récession diminue les fonds disponibles dans tous les secteurs, et l’industrie de l’armement la ressent aussi, » remarque M. Hartung. « Mondialement, les dépenses pour l’armement sont en baisse, c’est une industrie qui ralentit. Ce serait une bonne idée que le gouvernement vise à contrôler l’industrie de l’armement, plutôt que d’investir dans les entreprises fabriquant des armes.

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Pour plus d’information :

Steven Staples

cel. 613-290-2695  sstaples@rideauinstitute.ca

 

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Un rapport réclame que le gouvernement considère un avion de recherche et sauvetage construit au Canada

Communiqué
Pour publication immédiate
19 juin 2012

OTTAWA — Un nouveau rapport, publié par l’Institut Rideau et le Centre canadien de politiques alternatives, appelle le gouvernement à remplacer la flotte existante d’appareils à voilure fixe de recherche et sauvetage en temps opportun et de manière objective, et propose que l’on considère un certain nombre d’appareils construits au Canada pour répondre à nos besoins, particulièrement sur la côte Ouest.

“Search and Replace: The Case for a Made-in-Canada Fixed-Wing Search and Rescue Fleet” (Recherche et sauvetage: argumentaire pour une flotte d’appareils à voilure fixe construits au Canada) résulte du travail des chercheurs Michael Byers, professeur de sciences politiques à l’Université de Colombie-Britannique et Stewart Webb, associé en recherche au Salt Spring Forum. Il fait suite à une annonce récente selon laquelle le Conseil du Trésor a accordé son « approbation de phase un » à un budget de 3,8 G$ pour de nouveaux avions de recherche et sauvetage.

Les caractéristiques exigées pour les nouveaux appareils pourraient être développées au cours de l’été et finalisées à l’automne.

« Il est important d’attirer l’attention des médias et que le débat public commence dès maintenant, de façon que le devis des exigences n’exclue pas des avions construits au Canada qui ont fait leurs preuves, sont de prix abordable et rapidement disponibles », dit l’auteur Michael Byers.

Les auteurs formulent trois recommandations à l’intention du gouvernement, au moment où il s’apprête à aborder le dossier des avions de sauvetage :

– Le gouvernement devrait clairement articuler un Énoncé des besoins opérationnels (ÉBO) pour les avions de sauvetage à voilure fixe qui reconnaisse les exigences uniques de la côte Ouest du Canada et le besoin d’une flotte mixte.

– Le gouvernement devrait s’assurer que l’ÉBO n’exclue pas de la compétition des appareils construits au Canada.

– Le gouvernement devrait mener un appel d’offres compétitif transparent qui assurera aux Forces canadiennes un appareil de recherche et sauvetage efficace, tout en offrant aux Canadiens la meilleure valeur en termes de coût, de performance et d’emplois.

Par-dessus tout, les auteurs souhaitent voir un processus d’acquisition transparent et ouvert. L’Énoncé des besoins opérationnels, qui définit les exigences de performance attendues des appareils, n’a jamais été rendu public.

« Ce manque de transparence constitue un frein pour l’étude détaillée par les médias, pour le débat public et pour l’analyse et la reddition de compte du gouvernement », dit Stewart Webb. « Nous voulons éviter un autre fiasco de fournitures gouvernementales similaire à celui du F-35. »

Télécharger le rapport.

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Pour information :

Steven Staples, président, Institut Rideau

bur. 613-565-9449 cel. 613-290-2695 cour. sstaples@rideauinstitute.ca

 

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Un rapport gouvernemental révèle que le ministre Peter MacKay a minimisé le coût de la mission en Libye

Communiqué
Pour publication immédiate
11 mai 2012

(Ottawa) Le ministre de la Défense Peter MacKay a présenté des chiffres grossièrement sous-évalués relativement à l’intervention des Forces canadiennes en Libye l’an dernier, selon ce que montrent les coûts différentiels du Rapport sur les plans et les priorités 2012-13 du MDN.

En juin 2011, le ministre MacKay a déclaré aux Canadiens que le coût différentiel de la mission en Libye entre mars 2011 et la fin septembre 2012 serait d’environ 60 M$. La mission a ensuite été prolongée d’un mois pour se terminer officiellement le 31 octobre 2011.

Les chiffres du Rapport sur les plans et les priorités, publiés cette semaine, montrent que le coût différentiel réel de la mission a atteint 99,8 M$, soit 40 M$ de plus que ce que le ministre MacKay avait estimé.

Cet écart peut s’expliquer en partie — pour environ 15 % — par la prolongation d’un mois de la mission. Mais, même si l’on augmente l’évaluation du ministre proportionnellement, jusqu’à 70 M$, on est encore éloigné par 30 M$ du coût réel de la mission.

« En juin 2011, l’Institut Rideau avait averti que le coût de la mission serait probablement beaucoup plus élevé que ce qu’avait annoncé le ministre MacKay, avec des coûts différentiels réels probablement dans la fourchette des 80 à 85 M$, » dit Bill Robinson, chercheur en défense et conseiller principal auprès de l’Institut Rideau. « Au bout du compte, même cette projection s’est avérée trop basse. »

Mais une fois ajustée pour le prolongement d’un mois de la mission, pour atteindre la fourchette de 92 à 98 M$, la projection de l’Institut Rideau s’est avérée beaucoup plus proche des coûts finaux que l’évaluation de MacKay.

« Comme dans le fiasco du chasseur furtif F-35, il semble que le ministre MacKay a délibérément minimisé les coûts véritables des opérations en Libye à l’époque », dit Steven Staples, président de l’Institut Rideau.

Le ministre MacKay a discuté de l’évaluation de l’Institut Rideau dans un échange avec l’ancien ministre de la Défense John McCallum lors d’une audience du Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires, le 14 juin 2011 :

McCallum : Ma prochaine question porte sur le coût de la mission en Libye, que j’appuie fortement, d’ailleurs. Or, je crois que vous avez dit qu’elle coûterait environ 60 millions de dollars pour les six mois entiers.

MacKay : C’est exact pour l’extension, si l’on suppose que le vote…

McCallum : Mais l’Institut Rideau, entre autres, affirme que ce sera bien plus cher, en réalité. Qu’est-ce que ce chiffre englobe? Tient-il compte de l’amortissement des avions ou des salaires des militaires? Et quel est le coût unitaire des bombes guidées?

MacKay : Tout d’abord, il s’agit d’un coût différentiel, alors les aspects comme l’amortissement et les salaires ne sont pas compris. Ce chiffre n’entre habituellement pas dans le calcul du coût différentiel d’une mission. Ainsi, l’Institut Rideau a tort, comme c’est souvent le cas. (Traduction officielle)

«  Dans les faits, les estimations fournies par l’Institut Rideau n’étaient explicitement que pour les coûts différentiels seulement, de sorte que c’est Peter MacKay qui avait tort sur ce point, tout comme il avait tort relativement aux coûts réels de la mission », dit Bill Robinson.

L’Institut Rideau est un groupe indépendant de recherche, de représentation et de consultation basé à Ottawa.

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Estimation des coûts des opérations internationales des FC
http://www.vcds-vcemd.forces.gc.ca/sites/page-eng.asp?page=13530

Information :

Bill Robinson, conseiller principal auprès de l’Institut Rideau
cour. newman-robinson@rogers.com

Steven Staples, président de l’Institut Rideau
cour. sstaples@rideauinstitute.ca

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