Quand le Canada exporte le mal : La vente de l’amiante dans les pays en développement

Quand le Canada exporte le mal : La vente de l’amiante dans les pays en développement

Par Kathleen Ruff

Octobre 2008

La plupart des Canadiens ignorent le rôle du Canada dans la promotion de la vente de l’amiante chrysotile (seule forme d’amiante encore vendu aujourd’hui) dans les pays en développement.

Chaque organisme scientifique indépendant dans le monde – dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation internationale du travail (OIT) et la Société canadienne du cancer – a demandé que l’amiante chrysotile soit interdit parce qu’il est reconnu cancérogène et qu’il n’y a aucune façon sécuritaire de l’utiliser.

L’amiante chrysotile est interdit par la plupart des pays industrialisés. Mais l’industrie de l’amiante ne se laisse pas décourager par la preuve scientifique du tort qu’il cause à la santé humaine. Elle poursuit avec l’aide du fédéral la même stratégie que l’industrie du tabac, et avec combativité elle vend son amiante aux pays en développement.

Voici les tactiques douteuses qu’utilise le gouvernement canadien pour promouvoir la vente de l’amiante canadien :

  • Donner des millions de dollars de fonds publics à l’Institut Chrysotile pour promouvoir la vente de l’amiante dans les pays en développement;
  • Diffuser de la mésinformation sur les dangers de l’amiante de façon à « fabriquer l’incertitude »;
  • Empêcher que les gens qui manipulent l’amiante canadien soient avertis de ses dangers;
  • Recourir à l’intimidation, aux menaces commerciales et à l’interférence politique dans les affaires des autres pays afin d’empêcher l’interdiction de l’amiante ou sa réglementation;
  • Détruire un Plan d’aide stratégique pour les régions du monde à risque, plan visant à nettoyer les débris contaminés par l’amiante à la suite du tsunami meurtrier de 2004 en Asie;
  • Refuser l’aide aux victimes canadiennes exposées à l’amiante;
  • Conclure un accord secret pour exploiter la bonne image du Canada dans le monde en vue d’augmenter les ventes d’amiante; et
  • Tenter à répétition de saboter la Convention de l’ONU, de façon à empêcher que les pays en développement soient informés des dangers de l’amiante chrysotile.

Nous, Canadiens, voulons que notre gouvernement soit une force agissante pour le bien dans le monde. Mais quand il est question d’amiante, comme pays nous faisons le contraire. Nous faisons du mal dans le monde.

Il est temps de cesser d’exporter le mal. Il est temps de cesser de vendre l’amiante canadien.

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